Evolution des appareils électroniques de loisirs...


Quelques informations sur l'évolution des différents systèmes de réception radio, et plus généralement de l'électronique de loisirs. Les évolutions sont llustrées par quelques objets de la collection. Cette page fut (et est toujours)  crée à l'attention d'organisateurs d'expositions temporaires : ceci pour montrer quelques pièces disponibles au prêt.

Electronique de loisirs ou ... loisirs électroniques ?

Il nous est difficile aujourd'hui d'imaginer la vie sans radio, sans télévision, sans Internet. Pas plus qu'il n'y avait d'avions dans le ciel, et quasiment pas de voitures dans les rues... C'était pourtant la vie de nos grands (ou arrière grands) - parents ! 

En moins de 80 ans, les loisirs en général ont évolué d'une façon incroyable. Les périodes de congés, les moyens de déplacement (et donc les voyages) ainsi que l'apparition des applications de l'électronique, auront bouleversé totalement les occupations du temps libre.
L'électronique a permis l'apparition de nouvelles formes de loisirs, depuis les premières réceptions d'émissions radio dans la première moitié des années 20, jusqu'aux applications les plus sophistiquées des années 2010 (smartphones, applications informatiques, Internet,...). 

De la TSF à Internet, que de changements et de nouveaux loisirs, pouvant être tant actifs que passifs. 
Ecouter la radio, regarder la télévision ou se connecter à internet... Ou pratiquer l'émission d'amateur, réaliser ses archives vidéo ou son propre site ou application Web. Acheter un appareil tout fait ou le réaliser soi-même. Etre passif ou actif dans ses loisirs électroniques.    

L'apparition d'appareils électroniques, et surtout leur production de masse (permetant de réduire les coûts), a donc permis ces nouvelles formes de loisirs, accessibles à tous. 

Cette page se contente de donner quelques infos sur ces évolutions, sans aucune prétention historique. Merci de me faire connaître d"éventuelles erreurs.

Des documents publicitaires de toutes époques sont disponibles pour accompagner les appareils.

Clic sur les photos pour les faire apparaître en grand dans une autre fenêtre.


journal 1907

Les tout-débuts des transmissions radio.

Les émissions avant la première guerre mondiale étaient essentiellement destinées aux transmissions entre pays, pour la marine et l'armée...

Voici un journal de novembre 1907, relatant le succès de la liaison radio entre Paris et Casablanca.. Edouard Branly et Guglielmo Marconi y sont représentés. Ce journal est en bon état mais non encadré.


récepteur à galène

Dès le début des années 20, des émissions de "broadcast" se mettent en place dans différents pays. Pour la plupart, il s'agit de stations privées.

Les récepteurs à galène, qui ont la particularité de ne demander aucune source d'énergie, étaient alors fort utilisés avec écoute individuelle au casque.


triode TM

Les lampes "triodes" ont été découvertes par Lee de Forest en 1908, ce sont les premiers éléments amplificateurs. 

Avec ces composants, nommés "audions" au départ, l'ère de l'électronique était née. 

Ces lampes furent grandement améliorées et utilisées par l'armée pendant la première guerre mondiale, sous l'impulsion du commandant français (plus tard général) Gustave Ferrié. 

Ces lampes ont été nommées "TM" (télégraphie militaire) et vont être à la base des premiers récepteurs radio "publics" et comportant une amplification, dès les années 20. 

Ci-contre, une lampe TM.


radio EAG

Un récepteur dit "à réaction" de la première moitié des années 20, avec un haut parleur à pavillon métallique. Cette radio est de constuction française, marque EAG, et utilise trois triodes type "TM".

Ces radios utilisaient, comme source d'énergie, des encombrantes batteries constituées de tubes de verre remplis d'acide. L'utilisateur devait les faire recharger au bout d'un moment, ou encore s'équiper d'un chargeur à connecter sur le réseau électrique.

Sur ce type de radios, plusieurs réglages assez fastidieux sont nécessaires avant "d'accrocher" et entendre plus ou moins clairement une station.

Les haut-parleurs à pavillon utilisent le principe du porte voix (comme les phonographes), et comme source sonore un écouteur téléphonique amélioré.  Cela fait un bruit de ferraille, mais pour les premiers auditeurs, quelle joie de pouvoir écouter à plusieurs leurs émissions favorites !


radios à triodes

Encore deux postes radio de la première moitié des années 20, à lampes apparentes et alimentation par batteries. Ecoute sur casque ou diffuseur à pavillon. A gauche,construction d'un amateur, à droite un récepteur Omegadyne (France).

Les lampes furent laissées apparentes sur les premiers postes de radio principalement à cause de leur courte durée de vie : il fallait les remplacer au bout de quelques dizaines d'heures d'usage.  

Certaines de ces lampes, comme sur les postes ci-contre, sont teintées. Ceci était réalisé pour éviter la gêne produite par la lumière intense des filaments.


SBR Ondolina

Un autre modèle de récepteur à réaction, cette fois un belge. Le modèle Ondolina fut construit par la société SBR et fut le premier poste de radio à être construit en grande série en Belgique (entre 1924 et 1928). 

Ce récepteur utilise 4 lampes à faible consommation et peut fonctionner sur casque (avec deux lampes en service) ou sur haut parleur (avec les 4 lampes). Il est toujours alimenté par batteries, les lampes de cette époque ne permettaient pas d'autre moyen. 

Il y a eu plusieurs versions de ce appareil (couleurs, détails de présentation,...) : celui présenté ci-contre date de 1926-27 environ et est restauré.
Un autre exemplaire , de 1928, est disponible dans ma collection.

Le diffuseur est toujours à pavillon, mais ici il s'agit d'un modèle plus décoratif avec pavillon en bois, ce matériau etant également supposé améliorer la qualité sonore.


Pas encore d'image... (à venir, cartes QSL)

Parallèlement à l'écoute de la radio, nombre d'amateurs vont, dès les tout-débuts, pratiquer l'émission et même réaliser des liaisons de très longues distances.

La pratique du radioamateurisme va être réglementée dès les années 20, le droit à l'émission étant lié à la présentation d'un examen et à l'obtention d'une licence. Chaque radioamateur autorisé recevra alors un indicatif permettant l'identification de l'émetteur. 

Les radioamateurs ont alords pris l'habitude de s'envoyer des cartes "qsl" entre eux, après l'obtention de liaisons réussies. Ces cartes en constituant une "preuve"...


 

Loewe OE333

Afin de pouvoir construire un récepteur très simple et très bon marché (vu la situation de crise en Allemagne dans les années 30), les ingénieurs de la société Loewe vont créer une lampe à triple fonction, la 3NF. Cette lampe intègre en fait trois lampes triodes, et les quelques composants de couplage. 

Pour nombre de personnes, il s'agit de l'ancètre du circuit intégré.

Le récepteur OE333 (ci contre) utilise une seule lampe 3NF et seulement quelques composants externes. Ici présenté avec des batteries "sèches", non rechargeables. Utilisation sur casque ou sur diffuseur électromagnétique. 


SBR Superondolina

Dans la seconde moitié des années 20, les lampes et récepteurs évoluent. Le système "à réaction" disparaît progressivement pour être remplacé par le montage superhétérodyne, plus performant et plus simple à utiliser.. 

Le design des appareils change également : les lampes sont maintenant à l'intérieur de l'ébénisterie. Les ébénisteries elles-mêmes sont soignées, parfois en bois précieux. La radio est toujours destinée à une clientèle aisée.

Les antennes cadres apparaissent, qui permettent une meilleure sélectivité entre les stations à recevoir. Il fallait orienter l'antenne dans la direction de l'émetteur. Dans ces années 20, il n'y avait pas encore de réglementation sur l'attibution des fréquences d'émission, d'ou une grande prolifération d'émetteurs, et  il était utile de pouvoir ainsi orienter son antenne.

Les diffuseurs évoluent aussi, les premiers modèles à cône papier font leur apparition. Ils sont un net progrès par rapport aux diffuseurs à pavillon métalliques ou bois, mais ce n'est pas encore de la haute fidélité.

Ci-contre, récepteur belge Superondolina de SBR (vers 1929), avec son antenne cadre. L'ébénisterie est munie de portes permettant de cacher les commandes quand l'appareil n'est pas utilisé.


Récepteur ELF

Un autre récepteur radio, seconde moitié des années 20. 

Construction belge, "ELF" (Etablissements Labrique Frères, à Brugelette).

Illustré ici accompagné d'un diffuseur à cône papier installé dans une ébénisterie "baffle", qui améliore un peu le son de ces diffuseurs.


Philips 2514

La fin des années 20 va voir apparaître un important progrès dans la technique des lampes. Celles-ci pourront en effet être alimentées en courant alternatif, et donc ne plus être dépendantes des batteries.  

Les premiers récepteurs à alimentation par le réseau électrique font leur apparition. Ici, le Philips 2514 et sont haut parleur (surnommé "plat à barbe"), vers 1929. 
Le slogan publicitaire de Philips à l'époque était "une prise de courant et c'est tout". Cette grande et superbe affiche est également présente dans la collection. Cette affiche mesure117 x 75cm, et est entoilée. 

Il est exact que cela simplifiait les installations de réception, faisant ainsi disparaître hors des pièces de séjour  les laides, encombrantes, polluantes et dangereuses (présence d'acide!) batteries ...


telefunken 340WL

Dès le début des années 30, les récepteurs de radio intéressent les designers, qui vont créer de très beaux modèles. Le "poste de radio" prend un aspect plus conventionnel, intégrant le diffuseur dans l'ébénisterie. 

Pour l'utilisateur, une prise de courant et une antenne, et son installation fonctionne. Quel progrès en quelques années ! La radio, ainsi construite, est prête à envahir les foyers, même si sa manipulation n'est pas encore aisée (plusieurs réglages sur certains modèles)... 

Ci-contre, une radio Telefunken type 340WL de 1931, totalement restaurée.


radio Bell

Les radios en forme de "chapelle" ou "borne kilométrique" (arrondies sur le dessus), et plus généralement de formes à dominante verticale, sont à la mode dans les années 1930-1934 environ. La commande unique pour sélectionner les stations est alors répandue sur presque tous les modèles, ce qui a simplifié nettement leur utilisation.

A cette même époque, le haut parleur électrodynamique (tel que nous l'utilisons toujours aujourd'hui) est inventé. Celui-ci est employé désormais dans les récepteurs, sa qualité sonore étant bien supérieure à celle de tous les systèmes de "diffuseurs" précédents...

Ci-contre un Radiobell de 1932. Construction belge. Autres modèles verticaux dans la collection.


television mecanique

C'est en 1926 qu'ont eu lieu les premiers essais de télévision. D'abord à système mécanique (à disque de Nipkov), avec les expérimentations de John Logie Baird. Dans la première moitié des années 30, les expérimentations et quelques émissions (plus ou moins expérimentales) ont lieu.
Dans la seconde moitié des années 30, la télévision sera équipée du tube cathodique, technologie qui sera utilisée jusqu'à la fin des années 90 et l'apparition des écrans plats... 

Contrairement à la radio, le développement de la télévision sera stoppé net avec la seconde guerre mondiale. 

Ci-contre, un livre du début des années 30, signé Eugène Aisberg, dévrivant le principe de la télévision mécanique, et des réalisations pratiques.

Pas de matériel de télévision mécanique ou cathodique avant guerre dans la collection, mais c'est activement recherché !


Saba 311WL

La bakélite, matériau ancètre des plastiques actuels, permet une grande variété de formes. Les designers peuvent donner libre cours à leur imagination...

Ci contre, radio Saba 311WL de 1933-34. Son affiche publicitaire d'époque (grande taille) est disponible, voir ci-dessous.

affiche Saba 311WL

Affiche publicitaire pour les radios Saba, illustrée par le modèle en photo ci-dessus.


Ekco AD65

La bakélite et ses possibilités, toujours...

Ci contre, radio Ekco AD-65 de 1933 (UK), de forme assez originale !


SBR 636A

Dès 1933, des plans de fréquences sont crées (conférence de Lucerne et suivantes) afin de mettre fin à l'anarchie dans les émissions de radio. Des fréquences propres seront attibuées à chaque pays, avec également une définition des normes techniques pour l'émission. 

Les récepteurs de radio vont alors être munis d'un cadran avec le nom des stations, simplifiant encore leur utilisation. Commande unique, alimentation secteur, appareil intégré, cadran avec nom des stations et longueurs d'ondes : le poste de radio est arrivé à maturité. Il est utilisable par tout le monde, d'un fonctionnement intuitif. Le contrôle de tonalité se répand sur presque tous les modèles, permettant à l'auditeur d'ajuster la sonorité d'écoute à son goût. 

Le nombre de stations d'émission a augmenté en Belgique. L'INR a été crée en 1930, et de nombreuses stations privées lui disputent l'écoute. De nombreuses stations étrangères ont aussi les faveurs du public belge, dont notamment Radio-Toulouse.

Ci-contre, radio SBR (Belgique) type 636A de 1936. Autres modèles verticaux belges à disposition : Orthodyne, Rubis, SBR, ...


publicité Adzam

La technologie des lampes évolue bien, et rapidement. Des nouveaux modèles sont crées en permanence, permettant d'autres possibilités techniques (notamment dans les hautes fréquences), tout en réduisant leur consommation. 

Ci contre, une publicité sur verre, eniron 70 cm de haut,  pour les lampes Adzam (Belgique), construites par la M.B.L.E. !


Mende

ASIA super 38

Philips 660A

Dans la seconde moitié des années 30, les postes de radios prennent une forme plus horizontale. 

Trois évolutions techniques apparaissent :

Le contrôle automatique de gain (aussi nommé "antifading"), destiné à éviter au possible les désagréables variations de volume pendant l'écoute. Ces variations de volume sont dues aux changements de propagation des ondes radio. 

L'indicateur d'accord (surnommé "oeil magique")  est maintenant  intégré dans la plupart des radios. Ce voyant rond, de couleur verdâtre, voit sa forme lumineuse varier en fonction du réglage du poste. La zone lumineuse se "referme" quand le poste est bien accordé sur une station.  

Le clavier de sélection permet, par une action sur une des touches, de régler directement la réception sur une station mémorisée. Certaines stations étaient ainsi ajustées en usine, d'autres pouvaient l'être par l'utilisateur. Certaines radios de la fin des années furent même munies de télécommandes (à fil) permettant de choisir la station et régler le volume !  

Ce fut des évolutions techniques qui améliorèrent encore confort et facilité d'utilisation des postes de radio. 

Des exemples ci-contre : radio Mende de 1938 (au dessus),  ASIA Super 38 (belge) avec oeil magique (au milieu), et Philips 660A avec pré-sélections (en dessous).

Autres modèles horizontaux belges à disposition : Novera, etc ....


affiche ERPE

Une grande affiche publicitaire (100 x 60cm) d'une marque belge, dans la seconde moitié des années 30. 

Le poste illustré fait partie de ma collection depuis 2014 (de teinte un peu plus sombre que celui de l'affiche). Voici une photo de cet appareil


Volksempfanger

Dans ces années 30, en Allemagne, le parti nazi ordonne à tous les constructeurs de matériel radio d'inclure dans leur gamme le "Volksempfanger" ou récepteur du peuple. Ce poste bon marché, et très simple techniquement, est nommé le VE301 : VE pour VolksEmpfanger, 301 symbolisant le  30 janvier (1933) : l'arrivée au pouvoir de Hitler.

Le design de ces appareils est identique quelqu'en soit la marque. Le logo avec l'aigle au bec ouvert (symbolisé sur la boîte en bakélite) a valu à cet appareil le surnom de "Goebbelsschnauze" (gueule de Goebbels - ministre de la propagande). Le VE301a connu quelques variantes (dont le VE301 "Dyn" un peu plus évolué techniquement) et fut suivi en 1938 d'un second modèle encore moins cher, le DKE38 (Deutscher Klein Empfanger). Sur ce dernier modèle, l'aigle surmontant la croix gammée est imprimé en relief sur la bakélite. 

Ci contre, de gauche à droite : un VE301, une publicité pour ce poste (réplica), et un DKE38 restauré.


tract

Et arriva la seconde guerre mondiale... Le développement de la télévision (encore assez expérimentale et confidentielle) est arrêté. Les radio-amateurs n'auront plus le droit d'émettre dès le début de l'occupation.

Pendant la guerre, la radio prend une importance énorme dans la vie des gens (attente de nouvelles) et des gouvernements (aspect propagande). Le brouillage allemand rend l'écoute des stations alliées très difficile. 

La menace de saisie des appareils de radios est réelle, et fut appliquée (voir affiche ci-dessous).

Ci-contre, un authentique tract largué par avion, incitant les Belges à la prudence. Un côté en français, un côté en neerlandais. Le même genre de tract a circulé en France (disponible également dans mes documentations)...


tract de propagande

La guerre des stations de radios a lieu, voici un tract annoncant une station sous contrôle des Etats-Unis et émettant pour les pays occupés. 

Document d'époque authentique.


affiche propagande

La propagande veut aussi démontrer au populations sous contrôle que les radios alliées sont nuisibles. Cette affiche est très grande (les pavés de sol font 30x30cm, pour repère) et fut affichée dans les mairies et administrations en France. 

Document d'époque authentique et très, très rare. Une déchirure sur le dessus et un petit manque en dessous du cou de "l'oiseau" du dessus.

Une analyse détaillée de ce document est réalisée sur le site des archives départementales de Maine et Loire.


affiches propagande

De Gaulle, surnommé ici "le Général Micro" semble inquiéter l'occupant, qui publie cette affiche dès 1941. 

Ce document est un fac-similé d'une affiche d'époque.


affiches propagande

La saisie des postes de radio des populations a lieu à certains endroits. 

Ce document est un fac-similé d'une affiche d'époque. 


radios années 40

Après la guerre, l'industrie radio belge est quasiment ruinée. 

Néanmoins, dès 1947-48, la plupart des marques remettent sur le marché des appareils simples et relativement bon marché. Peu de modèles haut de gammes sont crées, la pénurie de composants est toujours présente.

Le design est un peu "kitsch" ou plus original pour les appareils en bakélite. 

Ci contre : 

Au dessus, une petite radio Magnetic (Liège) et en dessous, une Soniclair (Bruxelles), toutes deux de la fin des années 40.


invention du transistor

En 1948, trois chercheurs américains découvrent l'effet transistor. 

John Bardeen, Walter Brattain et William Shockley font ici une découverte absolument fondamentale, mais qui ne sera appliquée aux appareils grand public que quelques années plus tard (voir ci-dessous, le Regency TR-1)...

Cette découverte est à la base de toute l'électronique actuelle.

Ci contre : la revue technique "toute la Radio" présente, en 1948, cette découverte. Les trois personnes sur la photo sont les inventeurs. Ils ont obtenu ensemble le prix Nobel de physique en 1956 pour leurs travaux sur les semi-conducteurs. C'était largement mérité. 


Sonora Excellence 301

La bakélite, déjà utilisée avant guerre, est toujours employée dans les années 40. Elle permet toutes formes de moulages, et les designers peuvent créer toutes sortes de formes. 

Ci contre, une Sonora Excellence 301 de 1947, dont la forme rappelle celle de la calandre de cette Cadillac série 62


Westinghouse 501

Toujours dans les années 40, le Plaskon (ancêtre des matières plastiques actuelles) est utilisé pour créer des appareils en tous genres. La radio n'y échappe pas, prenant formes et couleurs originales.

Ci contre : 6 radios Westinghouse type 501, en Plaskon, identiques à part la couleur. Fabriquées au Canada, et à ma connaissance pas importées en Europe. 


téléviseur TX400

Après guerre, le développement de la télévision reprend. Différents standards d'émission sont utilisés en Europe à la fin des années 40 : 405 lignes en Angleterre, 441 lignes en France (remplacé par le 819 lignes dans les années 50), 625 lignes ailleurs mais avec des codages vidéo parfois encore incompatibles entre pays... 

Ci contre : téléviseur TX400 Philips, 625 lignes (standard Hollande et Belgique), 1949-50. Le tube image est très petit et de forme ronde.  


disques vinyles

Fin des années 40, encore, le disque microsillon est inventé.

Le sillon de ces disques était beaucoup plus fin que celui des disques 78 tours, et la matière était neuve : du polycholrure de vinyle. Ces disques ont une bien meilleure sonorité que les 78 tours, mais doivent être lus avec des tourne-disques à cellules adaptées et amplifiées électroniquement (alors que les 78 tours peuvent être lus par des tourne-disques purement mécaniques, les phonographes).  Deux formats vont être crées : un 30 cm tournant à 33 tours/minute (format "LP", LongPlaying) et peu après le 20 cm tournant à 45 tours/minute, destiné à l'usage dans les juke-box (une chanson par face).

Ce disque microsillon, nommé simplement par la suite "vinyle", remplacera les disques "78 tours" dans le courant des années 50.  


ACEC Radiofil

Le début des années 50 voit arriver quelques perfectionnements techniques. 

L'enregistrement magnétique (développé avant guerre en Allemagne) sur fil métallique ou sur bandes de papier recouvertes de poudre de métal est proposé au public. Il va donc être possible d'enregistrer de la musique, des programmes radio ou autres sons captés par un microphone. 

Ci contre, un combiné type "Radiofil" de la société ACEC (Belgique), intégrant radio, tourne disques (78 tours) et enregistreur à fil. Cet appareil date de 1953, est restauré et comme neuf d'aspect.


Novak Lumina

Ci contre, une radio typique de la première moitié des années 50. C'est un Novak "Lumina" de 1953 : le dessus est une plaque de verre devenant lumineuse quand le poste est allumé.
Cette radio possède également un cadre antenne orientable monté sur le côté droit de l'appareil. Page de publicité avec cet appareil ici (le feuillet original en couleurs fait partie de la collection). Construction belge. 


SNR Excelsior 52

Des radios en métal sont également construites, avec des motifs fort chargés et de nombreuses variantes de couleurs. 

Ci contre, SNR Excelsior 52, vert. France, 1952. 

Cet appareil a existé en de nombreuses couleurs, et a même eu une copie "URSS", nommée Red Star. Couleur rouge, évidemment... ( le Red Star ne fait pas partie de ma collection)


televiseur Philips

Les appareils de télévision évoluent dans les années 50, même si leur prix très élevé les rend encore inaccessibles au plus grand nombre de gens. 

Ci contre, un Philips de 1954, avec écran de forme rectangulaire. La taille des écrans augmente, mais la profondeur des tubes cathodiques, et la maîtrise de la pression sur le verre, rend encore difficile la réalisation d'écrans "géants". 


portable ACEC

Les radios portatives des années 50 sont à lampes, et utilisent des batteries spéciales qui ne durent pas très longtemps. Les lampes sont d'importantes consommatrices d'énergie.

Ci contre, un récepteur portable ACEC (restauration terminée, il est maintenant très propre avec un nouveau logo). Construction belge.


Regency TR-1

C'est en octobre 1954 que la société Regency (Illinois, USA), en collaboration avec Texas Instruments, va commercialiser cet appareil. 

Il s'agit de la toute première radio construite avec des transistors ! Plus de lampes, et une seule pile pour alimenter ce tout premier "pocket radio", le TR-1 de Regency. Environ 140.000 de ces appareils  seront produits en 1954-55. Celui-ci porte le numéro de série 19974. 

Le début de l'ère de la miniaturisation... Les dimensions de cet appareil : 13cm de haut, 7,5cm de large et 3cm d'épaisseur. De telles dimensions pour un récepteur de radio (incluant la pile de 22,5V)  étaient impossibles à atteindre avec des montages à lampes. 


radio avec FM

Autre grande évolution dans les années 50 : la fréquence modulée (FM). La technique était connue plus tôt, mais il aura fallu attendre pour avoir l'application pratique. La FM permet des auditions de bien meilleure qualité que le procédé par modulation d'amplitude AM, utilisé depuis les années 20. 

Un exemple de radio des années 50 avec FM. La technique est soignée, les haut-parleurs de qualité. Le rendu sonore de cet appareil est excellent. La restauration d'une autre radio avec FM, de très haute qualité,  est décrite ici.


Philips EL3516

C'est également dans les années 50 que les bandes magnétiques (avec support en matière plastique) remplacent les fils et autres papiers magnétisés  comme supports d'enregistrements. 

Ci contre, un magnétophone à bandes magnétiques Philips (bandes disponibles pour accompagner l'appareil) type EL3516, de 1956. 


téléviseur Prisma

Les téléviseurs gagnent en taille d'écran dans la seconde moitié des années 50. Ceci est du à la maîtrise de la technique de construction des tubes. En effet, dans les tubes cathodiques, il n'y a pas d'air du tout, mais un vide presque parfait. La pression atmosphérique exerce donc une ... pression énorme sur les parois du tube (vu la surface de verre). Un tube de 50 cm de diagonale supporte ainsi une pression équivalente à plusieurs tonnes !  Il n'était pas rare que les tubes de cette époque implosent, et pour protéger les spectateurs (c'est particulièrement dangereux), une vitre était souvent installée devant l'écran. Ci-contre, téléviseur Prisma (Belgique).

téléviseur SBR

Fin des années 50, des appareils de télévision à grand écran (50-60 centimètres de diagonale) sont disponibles. Il s'agit encore d'énormes meubles, lourds et profonds. 

Les constructeurs proposent des modèles imposants, avec des ébénisteries luxueuses, parfois combinés avec des récepteurs de radio. Car la télévision est encore un luxe, symbole d'un certain statut social... Ces appareils seront la plupart du temps multi standards, pour recevoir des émissions en 625 lignes (Europe) ou en 819 lignes (France). 

Ci-contre, téléviseur grand format et ajustement de luminosité automatique SBR (Belgique).


Teppaz Oscar

En marge de la technique, les années 50 c'est aussi l'apparition du rock'n roll. Les constructeurs de matériel radio vont prendre en compte les désirs d'une nouvelle clientèle : les jeunes ! Ceux-ci désirent écouter leurs disques microsillons et les premières émissions de radio qui leur sont destinées.

En France, Marcel Teppaz, alors constructeur de matériel de sonorisation, va lancer une série de valises - "électrophones" (lecteurs de disques vinyles) bon marché, et de couleurs variées. Ces appareils vont connaître un essor retentissant dans les années 60. D'autres constructeurs vont rapidement proposer des appareils assez similaires. 

Voici un Teppaz Oscar de ma collection, pris en photo à l'expo Golden 60's de Liège, ou il était exposé (plusieurs disponibles).


transistors 60's

Les radios portatives à transistors vont supplanter rapidement les portables à lampes dès la fin des années 50 : elles consomment beaucoup moins et utilisent des piles ordinaires, bon marché. Ces radios à transistors ont fait le bonheur des jeunes de l'époque et tout le long des années 60. 

Ci contre, quelques radios à transistors des 60's. Certaines ont été exposées à Liège, exposition Golden 60's.


Saba Freiburg 14

Amélioration technique importante dans les années 60 : l'apparition de la stéréo. D'abord sur les disques vinyles (fin années 50), et ensuite à la radio. Les premières émissions en FM stéréo ont lieu.

Ci-contre, une radio Saba type Freiburg 14 (Allemagne, 1964) avec FM stéréo, recherche des stations automatique et option de télécommande filaire.  Un vrai monstre technologique, mais d'une qualité sonore assez exceptionnelle. 


Saba Freiburg 14

Avec l'arrivée de la FM en radio, et des disques vinyle (ayant une bien meilleure qualité sonore que les 78 tours), il va y avoir une recherche de plus en plus grande de qualité sonore. On parle désormais de haute-fidélité, ou Hi-Fi. 

La plupart des constructeurs vont étudier des ensembles permettant une qualité d'écoute supérieure. Les systèmes à éléments séparés (ampli, tuner, enceintes, platine disques,...) apparaissent, rendant le "poste de radio" classique assez démodé à la fin des années 60.

Ci-contre, un ensemble hi-fi de Philips, fin des années 50. L'amplificateur AG9014 est stéréo et d'excellente qualité, le tuner est encore un monophonique. Les enceintes sont étudiées pour une restitution sonore riche, avec un volume suffisant pour une bonne restitution des basses fréquences. L'amplificateur est le centre de l'installation, permettant d'y connecter la radio, une platine et un enregistreur. Il est muni de contrôles de tonalité et conçu avec un étage de puissance tout à fait particulier.  


Revox G36

Bien entendu, la stéréo va être d'application également sur les enregistreurs, avec, ici aussi, une recherche pour améliorer la qualité de restitution. Les premiers magnétohones reproduisaient assez mal les fréquences aigües, ceci étant préjudiciable à une bonne restitution sonore. Nombre de constructeurs vont ainsi proposer des améliorations pour contrer ce problème. L'augmentation de la vitesse de défilement de la bande magnétique, ainsi qu'une recherche poussée sur la conception de l'électronique, permettront de construire des appareils extrèmement performants.

Ci-contre, un magnétophone Revox G36 (Suisse, 1963), stéréo et de très haute qualité.


televiseur Novak

Grâce aux développements techniques, les tubes cathodiques sont de moins en moins "profonds", permettant une diminution de l'encombrement des appareils, et une augmentation de la surface visible. 

En même temps, la production de masse des téléviseurs va permettre la diminution du prix de ceux-ci, favorisant leur accessibilité financière. Ci-contre, téléviseur Novak (Belgique), années 60.


Coditel

Les villes de Namur, Liège et Verviers commencent à être équipées en 1962 pour la télédistribution, par la société Coditel.  Le "câble" permettra une réception de plusieurs chaînes de télévision, difficiles (voire même impossibles) à recevoir avec antenne individuelle.
La Belgique sera un des premiers pays d'Europe à être équipé de la sorte !


Philips EE8

Les jeux d'initiation à l'électronique sont devenus assez courants (même s'ils existaient déjà dans les décennies précédentes). L'usage des semiconducteurs a permis de réaliser des montages totalement sécurisants, alimentés par piles fonctionnant avec des tensions innofensives. Proposant des réalisations de montages divers, ces jouets éducatifs ont souvent été le point de départ de la formation de nombreux électroniciens. Il y a eu une grande variété de modèles et de fabricants ayant proposé de ces boîtes de jeu.

Ci-contre, boîte Philips EE8 (Electronic Engineer) de 1963-65.


cassettes audio

Toujours dans les années 60, la société Philips invente la cassette compacte audio en 1963. Ce support au départ bon marché, de piètre qualité et mono deviendra le support d'enregistrement le plus utilisé par le grand public jusque dans les années 90 !

Ci-contre : a gauche, la toute première cassette audio de Philips, à droite une cassette Agfa des années 60.

Philips EL3300

Ci contre, le EL3300, le tout premier enregistreur à cassettes, en 1964. Photo de mon appareil, prise à l'exposition Golden 60's de Liège, ou il était exposé. 


chaine Grundig

Dans les années 60, les ensembles haute fidélité évoluent en éléments séparés, comme cette chaîne "Hi-Fi" stéréo Grundig (1966-1968). 

Les constructeurs abandonnent la technologie des lampes dans la seconde moitié de la décennie, au profit des montages à semi-conducteurs.
En effet, les semi-conducteurs ont connu une grande amélioration depuis les premières applications, notamment en fiabilité, tenue en puissance et fonctionnement en haute-fréquence.


televiseur Pizon-Bros

Les lampes seront de ce fait de moins en moins utilisées dans les appareils, remplaçées par les transistors (technologie arrivée à maturité), que cela soit dans les applications "radio, "télévision" ou "haute fidélité". 

La "transistorisation" des équipements va permettre d'en réduire la consommation électrique et, comme pour les radios, il va être possible de construire des téléviseurs portables, alimentés par piles, batterie de voiture ou le secteur.

Ci-contre, téléviseur Pizon-Bros type "Portaviseur" (France, 1966)  


Siera KM1

C'est en 1968 que la télévision couleurs fera son apparition en Europe, malheureusement encore avec des standards différents entre différents pays ! Le standard de codage couleur fut le SECAM en France et le système PAL ailleurs en Europe. Ceci en plus des anciens standards "noir et blanc" encore en service à ce moment-là...  

Les premières générations de tubes cathodiques couleurs étaient de type "shadow mask" et donnaient une image un peu faible en lumière, sans parler du souci du réglage des couleurs de ces téléviseurs, sensibles au champ magnétique terrestre !
Le téléviseur ci-contre est un Siera, avec électronique multi standards à commutation automatique. Cest un de ces téléviseurs à châssis type KM1, un des plus complexes jamais réalisés (cauchemar des dépanneurs de l'époque)...


Sansui

Les années 70 voient arriver en masse les appareils radio et TV d'origine japonaise.

Au départ d'assez basse qualité, ces équipements vont rapidement évoluer et prendre une grande part du marché par des prix tout à fait concurrentiels, tout en gagnant en qualité. 
Beaucoup de constructeurs européens d'électronique grand public vont subir des dommages (et même disparaître) du fait de cette concurrence.

Ci-contre, une platine vinyle, un ampli-tuner stéréo et deux enceintes SP-2500 de marque Sansui, vers 1973.

Autres appareils d'autres marques (également belges comme Carad, Frank,...) disponibles.


Toshiba

A la mode également dans les années 70, ces grands combinés radio-platine vinyle et cassettes, plus économiques que les ensembles à éléments séparés.

Ci-contre, un ensemble Toshiba de 1974. Enceintes assorties disponibles mais une des deux a le tissu abîmé dans le bas de la caisse.


radios années 70

Radio Radio

La radio n'occupe plus la place centrale dans les habitations (sauf peut-être dans les installations Hi-Fi), détrônée par la télévision.

Mais on la retrouve partout, sous des formes diverses : radios portables, combinée avec un enregistreur de K7, miniature, objets publicitaires,... (plusieurs appareils disponibles)

Bien sur, la radio a également trouvé place dans la voiture, avec les autoradios (de plus en plus souvent combinés avec un lecteur de cassette) ! C'est un marché en pleine expansion depuis les années 60, avec l'apparition des appareils à transistors. Il a existé des autoradios à lampes, mais c'était des usines à gaz (techniquement parlant) et particulièrement voraces en énergie. 


Philips N1500


En 1973, Philips introduit le magnétoscope a cassette VCR pour le grand public. Ceci permet d'enregistrer des programmes de télévision, et éventuellement des films propres en y connectant une caméra vidéo. 

Ci-contre, le tout-premier premier magnétoscope de Philips, le N1500 (1973). Meilleure photo à venir... 

magnétoscope Betamax Sony

Les Japonais vont rapidement suivre le mouvement : arrivée en 1975-76 de deux standards de cassettes vidéo : le VHS (de JVC) et le Betamax (de Sony). 

Ci-contre, le tout-premier premier magnétoscope Betamax de Sony (1975), hélas pas en très bel état.


televiseur Philips

Les appareils de télévision évoluent encore fortement dans les années 70 : ils sont totalement à transistors (plus de lampes) ; nette amélioration des tubes cathodiques (tube autoconvergent et aussi système Trinitron de Sony) ; nombre de canaux à recevoir ; accessoires tels que la télécommande (d'abord à ultrasons puis à infrarouges) ; premiers systèmes de télétexte.  La sécurité est aussi augmentée avec la protection anti implosion des tubes. 

La production de masse, tant eu Europe qu'en Asie a permis une grande diminution des prix. Ci-contre, téléviseur Philips fin années 70.


Coditel Verviers

1970 : la grande antenne de Verviers (encore visible de nos jours sur la colline de Petit-Rechain) est érigée.  Cete antenne permettra, par un faisceau hertzien 7GHz en liaison avec l'antenne de Coditel Liège, d'augmenter encore le nombre de stations TV que la télédistribution pourra proposer. 

Des programmes radio sont également retransmis par la télédistribution, en FM, avec une très grande qualité sonore. 

Ci-contre, le pylône d'antennes de Coditel Verviers, en 1977. © photo : Jean Magis

Convertisseur Lindsay

La multiplication des stations de télévision proposées par les télédistributeurs pose souci chez certains clients, propriétaires d'anciens téléviseurs avec sélecteurs pour 6 ou 8 programmes. Ces "vieux" appareils ne peuvent ainsi pas recevoir l'ensemble des stations disponibles ! Les télédistributeurs vont proposer à leurs clients la fourniture de "convertisseurs", connectés entre la prise de réception et celle du téléviseur. Ces convertisseurs comportent un clavier de sélection, et permettront de voir l'ensemble des chaînes TV avec un ancien appareil récepteur...  

Ci-contre, un de ces convertisseurs qui furent placés chez les clients de Coditel. Plusieurs disponibles dans la collection. 

Coditel Verviers

La Belgique est pratiquement totalement "câblée" dans les années 70. Le matériel de réseau des débuts, à lampes, (amplificateurs,...) est remplacé par des équipements à transistors, permettant une plus grande bande passante, et donc plus de programmes. Les camionnettes "Renault 4" jaunes de la société Coditel sont visibles un peu partout... 

Ci-contre, l'équipe des Techniciens de Coditel Verviers, au pied de l'antenne, en 1975. © photo : Jean Magis


>Console de jeu Tokyo

C'est aussi dans les années 70 qu'apparaissent les premières consoles de jeu vidéo, se connectant sur un téléviseur ordinaire.

Les quelques jeux disponibles (première génération) sont très simples, au graphisme basique et aux possibilités limitées. Mais ces jeux ont eu un beau succès et se sont développés rapidement, conjointement aux performances des micro-processeurs et des mémoires.


Sony TPS-L2

A la fin des années 70, Sony lance sur le marché le tout premier lecteur de cassettes stéréo, portable et de bonne qualité. Nommé Walkman, ce tout premier modèle est le TPS-L2.

Cet engin (et tous ses successeurs et imitations) constitureont une petite "révolution sociale" lors de la décennie suivante... 

Beaucoup de voix s'élèveront pour stigmatiser "l'isolement social" des auditeurs de ces appareils... 

Certains prédisaient aussi une génération de sourds. :-) 


Autocollants radios libres

C'est également à la fin des années 70 qu'apparaissent les premières radios pirates en Belgique.

Dans les années 80, elles deviendront tolérées, et seront alors nommées "radios libres".

L'immense majorité de ces radios disparaîtront dans la seconde moitié des années 80, leur financement étant un des pricipaux soucis. La plupart seront absorbées par des réseaux naissants ou existant déjà.

Ci-contre, quelques autocollants d'époque. Un ancien émetteur, d'une radio libre de la région de Verviers,  fait aussi partie de la collection...


Pas encore d'image ... (à venir, matériel CB)

Toujours à la fin des années 70, la C.B. (Citizen Band - "bande du citoyen") est libérée en Belgique. Ce fut l'autorisation (d'une certaine manière) de l'émission d'amateur dans des limites fort strictes. La bande de fréquences utilisée tout d'abord (autour des 27MHz) ainsi que la puissance d'émission.  

Mais l'accès à la C.B. ne nécessitait pas de license ni d'examen. L'usage de cette bande de fréquence aura connu un grand succès dans la première moitié des années 80. 


Philips D8434

Les années 80 voient apparaître d'énormes combinés radio-K7 portables, surnommés "Ghetto-Blaster" ou encore "boombox". La puissance, et même la qualité sonore, de ces appareils était souvent étonnante.

Ces appareils ont fait partie intégrante de la culture hip-hop, dans ces années 80.


vectrex

C'est également l'explosion du jeu vidéo dans les années 80.

Ceux-ci évoluent vite, par rapport aux premières générations des années 70. Grâce à l'évolution très rapide des micro processeurs, des mémoires, et aussi des circuits de pilotage vidéo. 

Les jeux gagnent en niveaux et en graphisme. Les consoles évoluent aussi, devenant plus universelles. Le jeu est contenu sur une "cartouche" (mémoire électronique ROM) et il est donc possible d'en changer sur la console, et de n'acheter que les jeux qu'on aime. 

Ci-contre, la console Vectrex, sortie en 1982 était la seule à l'époque à disposer de graphismes vectoriels de haute qualité. L'écran est monochrome mais les jeux étaient fournis avec des "overlay" (filtres colorés) qu'il fallait placer devant l'écran pour avoir une restitution "couleurs". Cette console n'aura connu qu'une commercialisation de deux ans. Son avantage était aussi, bien sur, de ne pas dépendre d'un téléviseur pour être utilisée puisqu'elle comprenait son propre écran. Cette console est de la seconde génération des jeux vidéo.

nintendo NES

Les consoles de jeu évoluent, le constructeur Nintendo sort la NES (Nintendo Entertainment System) en 1985. Il s'agit toujours d'un système à microprocesseur 8 bits (basé sur le microprocesseur 6502), avec des cartouches ROM pour les jeux mais ces jeux évoluent et on parle de la 3e génération de consoles de jeux avec l'arrivée de ce modèle et de ses concurents directs. 

Cette console arrivera en Europe en 1987.


baladeur Toshiba

La radio est partout, dans de multiples formes, dont les plus compactes.

Dans le baladeur K7 illustré ci-contre (Toshiba), la radio est ingénieusement incluse dans un boîtier au format d'une cassette audio. Ce boîtier prend place dans l'appareil, en lieu et place d'une K7 enregistrée ! 

Les ghetto-blasters permettaient de faire entendre la radio à tout l'environnement, ici c'est l'écoute individuelle! 


Autocollant MTV

La radio musicale traditionnelle va voir apparaître une furieuse concurrence, à la télévision. 

En 1981, MTV est crée. Il faudra attendre quelques années pour avoir sa diffusion sur le câble de télédistribution belge. Il était bien sur possible de recevoir ce programme par satellite, mais les équipements étaient encore fort coûteux dans les années 80. Et puis, la Belgique étant particulièrement bien câblée, et depuis si longtemps, que les téléspectateurs belges avaient déjà perdu l'habitude des réceptions par antennes... 

Les chaînes de télévision purement musicales (et destinées à un public jeune) vont remettre sérieusement le modèle de la radio en question. "Video killed the Radio Stars" fut la première chanson diffusée sur MTV, prémonitoire dans un certain sens...


affiche music box

Lançée en 1984 par le groupe Thorn, la chaîne anglaise Music Box ne vivra que jusqu'en 1987.

Ce programme est apparu quasiment directement sur le câble de télédistribution belge, en même temps que Sky Channel. 

A sa disparition, il sera remplacé par MTV sur le câble.

Ci-contre un feuillet publicitaire de Music Box, affiche et flyer également disponibles.


magnétoscope VHS

Dans les années 80, de nombreux "video-clubs" sont apparus, ou il était possible de louer des cassettes vidéo pré-enregistrées, la plupart au standard VHS.

Le standard des cassettes vidéo VCR est abandonné à la fin des années 70 et les constructeurs européens lancent le système V2000 en 1979-80. Il s'agissait de faire façe à la concurrence asiatique et leurs standards, avec un nouveau système très performant. Néanmoins, malgré ses qualités, ce système n'a jamais vraiment percé près du public et fut abandonné dès le milieu des années 80.

Les cassettes au format VHS permettaient plus d'heures d'enregistrements que le Betamax et que le VCR, ce qui explique peut-être (avec les locations de K7) que de tous les systèmes existants, ce fut le seul qui ait subsisté... Ci-contre, un magnétoscope VHS fin années 70. Le chargement de la cassette se fait encore par le dessus de l'appareil, les générations suivantes auront un système de chargement frontal pour la cassette.  


Philips CD-100

Une grande révolution dans les années 80 : le son devient "digital" ou "numérique", avec l'invention du CD. Ce support va quasiment détrôner les disques vinyles dans les années 90 (avant que les albums 33 tours ne connaissent un regain d'intérêt dans les années 2000). 

Ci-contre, le tout-premier lecteur CD commercilaisé par Philips en novembre 1982 : le modèle CD-100 (deux de ces appareils disponibles).

La révolution de l'audio numérique est lancée, mais il faudra attendre la seconde moitié des années 80 pour trouver un répertoire musical intéressant sur CD dans le commerce.


affiche music box

Une autre révolution dans les années 80 : l'arrivée massive de la micro informatique domestique.

Les micro-ordinateurs de différentes marques sont proposés à des prix attractifs, et c'est les jeunes qui vont souvent être les premiers à adopter ces engins. Utilisés comme consoles de jeux surtout, mais pas uniquement, ces ordinateurs auront un grand succès. Le premier fut le TRS-80 de Tandy (photo ci-contre), et un des plus populaires fut sans contexte le Commodore 64, avec ses sons et ses graphismes agréables. Mais il y a eu une multitide de modèles : le ZX80 de Sinclair, l'Atom de Acorn, le MSX,...

C'est à la fin des années 80, les premiers PC "compatibles IBM" vont arriver. Le PC avait été lancé en 1983 mais il faudra attendre quelques années encore pour qu'il se répande et fasse disparaître progressivement tous les petits micro-ordinateurs des années 80.  


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