L'usine SBR avant-guerre

Note importante au sujet des documents et images présentées ici !


Fondée en 1922, la S.B.R. (Société Belge Radio-électrique) est implantée au départ 4, rue d'Egmont à Bruxelles. Au début, l'entreprise occupe quelques centaines de mètres carrés et emploie 50 personnes. La progression sera fulgurante dans les premières années: 140 personnes en 1923, 150 en 1924, 210 en 1925, 250 en 1926, 530 en 1927,... En 1936, la surface occupée par l'usine sera d'un hectare et le personnel de fabrication sera passé à 1638 personnes!

Les photos de l'usine présentées sur cette page datent de 1936.

assemblage châssis
usinage
ébénistes

Les premières fonctions de la SBR furent de vendre des appareils construits par Marconi , Radiola et de la SFR (Société francaise de Radio). Ce n'est que vers 1924 que l'entreprise proposa son propre matériel, les fameux récepteurs «Ondolina». Dans le catalogue 1928 ne figure plus que des appareils de marque et fabrication SBR.

Le plus grand problème auquel seront soumis les constructeurs Belges dans ces années sera la difficulté d'exportation des produits, ceci dû aux surtaxes imposées par les pays voisins sur le matériel d'importation. La Belgique n'imposait pas de telles taxes sur les produits similaires entrant dans le pays. La concurrence de grandes fabriques étrangères fut donc rude pour les fabricants Belges, et avoir réussi une telle percée en vendant principalement sur le territoire Belge fut une belle réussite!

L'usine produisit pratiquement toutes les pièces nécessaires à la réalisation des appareils: résistances, condensateurs, selfs, transformateurs, haut-parleurs, châssis et pièces mécaniques, ébénisteries, etc. La production fut rationalisée à l'extrème, avec une organisation d'entreprise méticuleuse. La fabrication se faisait en grande série, par «division du travail» (beau terme de l'époque pour désigner le travail à la chaîne!)

Découpe des pièces d'ébénisterie.

Décolletage de pièces mécaniques.

L'atelier de mécanique.

Les ateliers d'ébénisterie: vernissage des caisses.

L'assemblage des châssis.

La vérification finale.

L'entreprise eut aussi des «oeuvres sociales» dont bénéficia le personnel: service médical, distribution de vètements, cadeaux aux fètes, séjours à la mer pour les enfants, ...

Vacances des enfants

SBR disposait de son propre bureau d'études et d'un laboratoire d'essais et de contrôle. En 1936 toujours, 500 postes étaient construits chaque jour. Cela fait un appareil à la minute...

Bien entendu, par une telle organisation du travail, il fut possible de diminuer les coûts de fabrication. Ce qui rendit les appareils SBR très concurrentiels, à qualité égale, par rapport à ce qui était construit dans des petits ateliers où encore par des «artisans».

Précisons encore que, dans ces années-là, l'entreprise resta totalement indépendante de toute tutelle étrangère. Les capitaux, la direction et le personnel (en fait toute l'entreprise) étaient Belges.

SBR magazine

A partir d'aout 1935, l'entreprise édita un mensuel d'information à destination des revendeurs et techniciens. Le contenu était technique (description de schémas et d'appareils), mais aussi commercial et informatif sur la vie de la société... La plupart de l'information présente sur ces pages provient de ces revues! Ce mensuel devint trimestriel à partir de 1939... L'explication donnée dans le numéro de decembre 1938 était basée sur la difficulté de maintenir un contenu intéressant sur 16 pages tous les mois. On peut penser que les raisons furent aussi socio-économiques, vu le contexte de ces années 1938-39...


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